Motifs de rejet de l’action en divorce
L’action peut être rejetée si les allégations (violence, mésentente, adultère, etc.) ne sont pas suffisamment prouvées, ou si le juge n’est pas convaincu que la vie commune est devenue intolérable.
Le rejet procédural vient d’un défaut technique et peut être corrigé par un nouveau recours. Le rejet au fond signifie défaut de preuve ; un délai est alors requis avant une action pour séparation de fait.
- Rejet procédural : défaut technique → corrigeable et renouvelable
- Rejet au fond : défaut de preuve → voie de la séparation de fait
Nouvelle action : 1 an et séparation de fait
Après rejet, la voie dite divorce pour séparation de fait exige deux conditions.
Premièrement, un an à compter de la date où le rejet devient définitif. Le délai était de trois ans ; la Cour constitutionnelle l’a jugé trop long et la loi l’a ramené à un an.
Deuxièmement, la séparation de fait : pendant cette année après définitivité, les époux ne doivent pas avoir rétabli la vie commune. Une réconciliation peut faire échec à la condition.
Quand commence le délai d’un an ?
Le délai court non du jour du rejet, mais de la date de définitivité — en général après rédaction et notification du jugement motivé, sans recours régional dans les deux semaines suivant la notification.
Peut-on agir sans attendre ?
La seule exception est un nouveau motif de divorce. Après rejet — même avant un an — une nouvelle violence, un adultère établi ou un divorce par consentement mutuel permettent une nouvelle action sans attendre.
En bref : si le rejet est définitif et qu’il n’y a pas de nouvel événement fautif, il faut attendre un an à compter de la définitivité. À Ankara, le cabinet Karınca à Çankaya recommande de planifier la stratégie après rejet.
- Rejet au fond → 1 an à compter de la définitivité + séparation de fait
- Ancien délai de 3 ans abrogé ; délai actuel : 1 an
- Réconciliation / vie commune peut faire échec à la condition
- Nouvelle violence, adultère ou divorce amiable → pas de délai
