Une limite de durée apporte-t-elle la justice ?
Le droit est dynamique ; le droit de la famille et les effets accessoires du divorce n’y échappent pas. Les débats sur l’abolition ou l’indexation de la pension « indéterminée » en sont un exemple vif.
Le cœur du débat est l’iniquité de payer des années après un mariage de quelques mois. Une durée rigide selon durée du mariage, profession et âge paraît égalitaire, mais risque de s’éloigner de la justice car chaque mariage est unique.
Des plafonds rigides peuvent tromper : cinq ans après cinq ans de mariage peuvent être insuffisants dans un cas, dix ans après dix ans iniques dans un autre. Mieux vaut fixer la durée par le pouvoir d’appréciation du juge.
La pension est-elle vraiment « indéterminée » ?
« Pension indéterminée » est un paradoxe. Selon TCC art. 176/2, l’institution prend fin d’elle-même ou par décision de justice lorsque certaines conditions sont réunies.
Fin automatique et suppression judiciaire
Sans décision, l’obligation cesse en cas de remariage du créancier ou de décès d’une partie.
Par décision, elle peut cesser si le créancier vit avec un tiers comme en mariage sans formalité, si la pauvreté cesse, ou en cas de vie déshonorante.
- Automatique : remariage / décès
- Judiciaire : vie comme en mariage
- Judiciaire : disparition de la pauvreté
- Judiciaire : vie déshonorante
Avis d’expert et conclusion
Le législateur a conçu la pension comme soulagement d’un besoin, non comme peine à vie. Mais lorsque la pauvreté cesse ou qu’un travail informel simule le besoin, la preuve et la conduite du procès sont critiques.
Travailler avec un avocat spécialisé en droit de la famille/divorce sur les actions en suppression est donc la voie juste. À Ankara, le cabinet Karınca à Çankaya recommande d’examiner les dossiers de suppression et de réduction.
